Je rêvais. Je n'ai fait que ça toute ma courte vie. J'ai rêvé. J'ai cru que les gens pouvait s'aimer. J'ai cru que les gens pouvaient changer. J'ai même cru que j'aurais pu m'aimer. J'ai cru au père noël. A la petite souris. Au lapin d'pâques. Et un jour, j'ai su la vérité. Je suis tombée bien bas. J'aurais aimé ne pas la connaître. Je voudrais vivre dans mes rêves. Mais mes rêves sont morts, déçus, emmiettés. Je ne suis plus la fillette qui rêvait de s'arrêter sur le bord de la route pour une tartine de rillettes. Je ne suis plus cette petite fille naïve qui demandait toutes les secondes quand le voyage se terminerait. Les voyages se terminent trop tôt. Car une fois arrivé, c'est toujours la même histoire. Déception. Le voyage c'est le rêve. Mon rêve c'est un voyage. Autour de la terre. Sans argent ou presque pas. En nomade. Seulement voilà. Maintenant pour réaliser nos rêves, il faut des sous. Tout est basé sur l'argent. Mais quand on y réfléchit, l'argent ce n'est que du vent. Toute la société est posée sur des petits billets en papier et des petits ronds en argent. Superficiel.
M a t è r i a l i s t e.
C'est tellement plus simple de tout partager sans que l'autre ne demande quoi que se soit. Ca rend tellement heureux de faire plaisir aux autres.
Je hais ce monde.
Où est le monde auquel j'appartiens? Le monde où je ne me sentirais jamais de trop. Où je serais à ma place. Un monde que j'aimerais. Un monde qui m'aimerais.